{"product_id":"corocoro-comic-n-277-numero-de-mai-2001-shining-mew-encart-scelle","title":"CoroCoro Comic n°277 (numéro de mai 2001) — Shining Mew, encart scellé","description":"\u003cp\u003eLe 15 avril 2001, les kiosques japonais reçoivent le numéro de mai du \u003cstrong\u003eMensuel CoroCoro Comic\u003c\/strong\u003e, le magazine de bandes dessinées pour enfants publié par Shogakukan depuis 1977. Le décompte continu du magazine place ce numéro au \u003cstrong\u003e277\u003csup\u003ee\u003c\/sup\u003e\u003c\/strong\u003e de la série. Relié entre ses pages se trouve un encart fermé sur ses bords, à découper, contenant une carte : \u003cstrong\u003eひかるミュウ\u003c\/strong\u003e, la Shining Mew. Elle n'a jamais été vendue en boutique, jamais distribuée hors du Japon, et n'a jamais été rééditée sous cette illustration.\u003c\/p\u003e\n\n\u003ch3\u003eCe que contient l'objet\u003c\/h3\u003e\n\u003cp\u003eIl s'agit du magazine complet, un volume épais de bandes dessinées destiné à des lecteurs d'école primaire, accompagné de ses suppléments d'époque. Ce numéro-là est resté dans les mémoires japonaises pour deux raisons : il inaugure le premier livret séparé jamais publié par CoroCoro, un guide consacré à \u003cem\u003eRockman EXE\u003c\/em\u003e (Mega Man Battle Network), et il contient l'encart Pokémon. La carte se trouve dans une pochette scellée que le lecteur devait ouvrir lui-même — geste que la quasi-totalité des acheteurs de 2001 a accompli sans hésiter, puisqu'ils avaient neuf ans.\u003c\/p\u003e\n\n\u003ch3\u003eLa carte\u003c\/h3\u003e\n\u003cp\u003eShining Mew est un Pokémon de base de type Psy, 50 PV, doté de deux attaques dont le coût en énergie mêle délibérément plusieurs types — une contrainte propre à toute la série des \u003cstrong\u003eひかるポケモン\u003c\/strong\u003e (Shining Pokémon), pensée pour rendre ces cartes spectaculaires mais difficiles à jouer. Le règlement de l'époque n'autorisait d'ailleurs qu'un seul exemplaire de chaque Shining Pokémon par deck.\u003c\/p\u003e\n\u003cul\u003e\n\u003cli\u003e\n\u003cstrong\u003eIllustration\u003c\/strong\u003e — Hironobu Yoshida, graphiste chez Game Freak depuis 1997, à qui l'on doit la conception de plusieurs Pokémon dont Celebi et Rayquaza. Il a signé une quarantaine de cartes seulement.\u003c\/li\u003e\n\u003cli\u003e\n\u003cstrong\u003eImpression\u003c\/strong\u003e — holographie « cosmos » couvrant l'intégralité de la carte, et non la seule illustration, doublée d'un vernis pailleté sur toute la surface. Un traitement distinct de celui des Shining Pokémon de l'extension, dont le reflet métallique se limite à la créature.\u003c\/li\u003e\n\u003cli\u003e\n\u003cstrong\u003eSymbole\u003c\/strong\u003e — celui de l'extension \u003cem\u003eTénèbres, et vers la lumière…\u003c\/em\u003e (闇、そして光へ…, la Neo Destiny japonaise), parue le 20 avril 2001. La carte a donc précédé l'extension de cinq jours : le magazine annonçait la gamme avant qu'elle n'arrive en boutique.\u003c\/li\u003e\n\u003cli\u003e\n\u003cstrong\u003eMention de bas de carte\u003c\/strong\u003e — « carte offerte avec le numéro de mai de CoroCoro Comic ».\u003c\/li\u003e\n\u003c\/ul\u003e\n\n\u003ch3\u003ePourquoi elle est recherchée\u003c\/h3\u003e\n\u003cp\u003eDix Shining Pokémon ont été publiés en Occident, répartis entre Neo Revelation et Neo Destiny. Shining Mew n'en fait pas partie : elle est la seule de la famille à n'être jamais sortie du Japon. C'est le premier facteur. Le second est plus intéressant, et tient à un paradoxe. Le tirage initial fut considérable — chaque exemplaire du magazine contenait la carte, et CoroCoro tirait alors à plus d'un million d'exemplaires. Mais la carte cumule à peu près tous les défauts qui ruinent une conservation : un centrage souvent médiocre dès l'imprimerie, des bords coupés grossièrement, et un pelliculage pailleté qui se raye au moindre frottement. Les enfants qui la reçurent la rangèrent avec le reste de leur collection, serrée par un élastique. Sur environ seize mille exemplaires soumis à l'expertise PSA, un peu plus de six cents seulement ont obtenu la note maximale, soit un taux de l'ordre de \u003cstrong\u003e4 %\u003c\/strong\u003e — nettement inférieur à celui des autres Shining Pokémon.\u003c\/p\u003e\n\u003cp\u003eUn exemplaire encore scellé échappe entièrement à cette histoire. C'est ce qui en fait, aujourd'hui, un objet d'une autre nature que la carte seule : non plus un survivant, mais un témoin intact.\u003c\/p\u003e\n\n\u003ch3\u003eCe à quoi il faut faire attention\u003c\/h3\u003e\n\u003cul\u003e\n\u003cli\u003e\n\u003cstrong\u003eTrois états très différents\u003c\/strong\u003e se disent « scellé » en japonais et se négocient à des niveaux distincts : le magazine entier jamais ouvert, l'encart jamais détaché du magazine (未切り離し), et la pochette seule jamais ouverte (未開封). Faites préciser lequel vous est proposé, photographies à l'appui.\u003c\/li\u003e\n\u003cli\u003e\n\u003cstrong\u003eOuvrir est irréversible, et ne garantit rien.\u003c\/strong\u003e Les défauts de centrage et de coupe étaient acquis en sortie d'imprimerie : une pochette intacte ne contient pas nécessairement une carte notable. On échange une certitude contre un pari.\u003c\/li\u003e\n\u003cli\u003e\n\u003cstrong\u003eLe papier du magazine\u003c\/strong\u003e vieillit mal — jaunissement, rousseurs, dos fragile. L'état du volume compte autant que celui de l'encart.\u003c\/li\u003e\n\u003cli\u003e\n\u003cstrong\u003eLa « variante magenta »\u003c\/strong\u003e, aux teintes anormalement décalées, circule sur le marché. Les collectionneurs japonais ne s'accordent pas sur son origine : véritable erreur d'impression, ou décoloration des encres roses sous l'effet de la lumière. En l'état, mieux vaut ne pas la traiter comme une erreur d'usine sans avis d'expert.\u003c\/li\u003e\n\u003cli\u003e\n\u003cstrong\u003eLes contrefaçons sont nombreuses\u003c\/strong\u003e sur cette référence, et les coques d'expertise falsifiées existent également. Pour une pièce de ce rang, n'achetez qu'auprès d'un vendeur identifiable et documenté.\u003c\/li\u003e\n\u003cli\u003e\n\u003cstrong\u003eNe pas confondre\u003c\/strong\u003e avec la Shining Mew de \u003cem\u003eShining Legends\u003c\/em\u003e (2017), illustrée par Sanosuke Sakuma : autre dessin, autre époque, autre marché, et une valeur sans commune mesure.\u003c\/li\u003e\n\u003c\/ul\u003e\n\n\u003ch3\u003eLe marché\u003c\/h3\u003e\n\u003cp\u003eLes cartes sorties de leur pochette et jouées se négocient à quelques centaines d'euros. Les exemplaires expertisés en note maximale relèvent d'un tout autre ordre : les ventes aux enchères enregistrées les situent entre 35 000 et 55 000 dollars. Les pochettes scellées, elles, forment un marché plus étroit et plus volatil, où les ventes conclues aux enchères japonaises se sont récemment échelonnées d'environ 170 000 à 580 000 yens. Ces repères fluctuent fortement et les sources se contredisent ; ils sont donnés à titre d'orientation, non de cotation. Le prix de cette pièce s'établit sur demande.\u003c\/p\u003e","brand":"Asakusa Store","offers":[{"title":"Default Title","offer_id":58615416029516,"sku":null,"price":0.0,"currency_code":"EUR","in_stock":true}],"thumbnail_url":"\/\/cdn.shopify.com\/s\/files\/1\/1080\/3209\/8636\/files\/prestige-corocoro277-1.png?v=1788095429","url":"https:\/\/asakusa-tcg.com\/products\/corocoro-comic-n-277-numero-de-mai-2001-shining-mew-encart-scelle","provider":"Asakusa Store","version":"1.0","type":"link"}